70% des données françaises sont hébergées hors de l’Union européenne.
Ce sont les chiffres publiés le 16 juillet par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les dépendances numériques de la France, dans un rapport qui formule 47 recommandations, dont un droit de regard de l’État sur certains acteurs stratégiques.
Pour les services financiers, la question n’est plus seulement politique. Elle devient opérationnelle. Une chronique de LUXSURE Magazine (14 juillet) proposait une grille de lecture simple pour tout dirigeant : où sont mes données, qui peut y accéder, qui peut interrompre le service, et combien de temps mon entreprise peut-elle fonctionner si cette dépendance disparaît ?
Le sujet dépasse aussi la seule question du stockage. Le Financial Stability Board (FSB), régulateur international qui coordonne les autorités financières du G20, consulte jusqu’au 22 juillet sur l’encadrement de l’IA dans les banques, les assurances et la gestion d’actifs, avec une exigence commune : une gouvernance claire et une supervision humaine documentée.
Trois signaux, un seul constat : la souveraineté et la gouvernance de la donnée ne sont plus un sujet réservé à la DSI. Elles doivent être arbitrées au même niveau qu’un risque financier.
Chez E-Clid, cette exigence fait partie de nos choix depuis le départ : hébergement 100% français, données jamais utilisées pour entraîner un modèle tiers, aucun transfert hors de l’Union européenne.
Et vous, avez-vous déjà posé la question à vos éditeurs de logiciels ?
Sources :
https://lnkd.in/e7gBBBGE
https://lnkd.in/eND57eNJ
https://lnkd.in/evkNChqH

